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L'Archipel des Bijagos, terre de mystères…

"Expédition Floch Bijagos 2006"
Cet Archipel est composé de 88 îles, dont une vingtaine seulement sont habitées en permanence. Il est situé à 50 km des côtes de Guinée-Bissau, un pays au Sud du Sénégal. L'ethnie bijogos est la plus représentée sur ces îles. Historiquement, les Bijogos se sont isolés sur cet Archipel voici plusieurs siècles à la suite de conflits avec d'autres ethnies continentales. Ainsi, grâce à leur nouvelle position stratégique, les Bijogos ont développé une culture basée sur la guerre. Ils étaient en effet de farouches combattants et étaient craints par les ethnies installées sur le littoral qu'ils attaquaient avec leurs puissantes pirogues de guerre. Lorsque la Guinée-Bissau était portugaise, l'armée coloniale n'a jamais pu soumettre cet Archipel.
Sa position insulaire a exacerbé l'hermétisme de la culture bijogos, quoique très riche, et peu d'ethnologues peuvent se vanter aujourd'hui, d'avoir compris même une partie de leurs mystères…
…et de richesses…

Bolon Imbone, "Expédition Floch Bijagos 2006"
L'Archipel des Bijagos est répertorié comme étant le deuxième site d'hivernage d'Afrique de l'Ouest. Des milliers d'oiseaux migrateurs viennent s'alimenter pendant la période hivernale, sur les immenses vasières qui se découvrent à marée basse.
La rencontre des profondes eaux froides, riches en substances nutritives, qui remontent le long de la plaque continentale ouest africaine avec les eaux chaudes des tropiques fait de l'archipel une zone très poissonneuse. De plus, le réseau de mangrove est considérable ce qui représente une nursery idéale pour les alevins.
Un mammifère, que l'on pensait connaître, dévoile dans ce lieu en-dehors du monde un comportement que l'on ne rencontre nulle part ailleurs : il s'agit de l'Hippopotame marin.
Nous avons été accueillis par l'Institut de Biodiversité et des Aires Protégées (IBAP). Parallèlement, pendant 6 mois, l'équipe "Expédition Floch Bijagos 2006" dirigée par Jean-François Floch nous a reçus et nous a gracieusement mis à disposition son matériel de travail de terrain. Notre projet avait pour but de résoudre le problème qui existe entre les habitants des villages et les Hippopotames qui détruisent les rizières.
Pendant la saison des pluies, l'Hippopotame reste en journée dans des points d'eau douce sur les îles. C'est la nuit qu'il saccage les rizières. En revanche, pendant la saison sèche, l'eau douce s'évapore. Ils sont donc obligés de regagner la mer car leur peau est fragile, et ne supporte pas le soleil. Pendant 6 mois, ils vont rester en mer. Ils sont alors farouches et agressifs, très difficiles à observer, et beaucoup de questions se posent encore en ce qui concerne leurs activités diurne et nocturne.
Projet
Notre objectif est de repartir sur l'Archipel afin d'approfondir notre étude pour trouver une solution au conflit d'intérêts qui existe entre les habitants et les Hippopotames. En particulier protéger ces derniers qui tendent à représenter une toute petite population, mais également une grande richesse touristique…
Laëtitia LARENIE Jérémy HUET
Pour plus d'informations et de photos, visitez notre site : http://bijagos.over-blog.com
Pour plus d'informations et de photos, visitez notre site : http://bijagos.over-blog.com
Voir aussi :
Archipel des Bijagos, un patrimoine à préserver
(Exposition Palais de la Porte Dorée, Auqarium Tropical)
Cartes de l'Archipel des Bijagos (site Guinée Bissau)
Voir carte et image satellite avec Google Maps