Grands fleuves
se déversant
dans l' Arctique

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     Arctique
     Toundra et Taïga
     Grands fleuves, deltas et estuaires
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L' Océan glacial Arctique

L'arctique, le plus petit des océans est largement ouvert sur l'Atlantique et, dans une moindre mesure sur le Pacifique, établissant des échanges complexes régis par les courants, les reliefs sous-marins, le climat et les apports d'eau douce provenant des faibles précipitations, des glaciers et surtout des immenses bassins versants des fleuves qui s'y déversent.
L'influence de ces facteurs contribue à la formation et à la dynamique des glaces où l'on distingue, du pôle vers les côtes :

•  la banquise permanente ou Pack, qui couvre quelque 5 millions de km² et correspond à la zone la plus froide 

•  la banquise dérivante ou pack, constituée en hiver de « glaçons » ayant résisté à la fusion et consolidés par de la glace jeune,

•  la banquise côtière, glace annuelle, fixe et de mince épaisseur, qui se forme dès l'automne

•  la banquette côtière, qui borde les côtes d'amas de glaces en hiver et combine en été des paysages de boue, d'eau et de glace

©ZHW1/JS

Carte schématique de l' hémisphère nord avec les grands fleuves qui contribuent aux considérables apports d'eaux douces dans l'Océan Arctique.


De plus, les glaciers du Groenland, (deuxième Inslandis ou terre gelée du globe après l'Antarctique), de l'Islande et du Spitzberg, produisent les icebergs d'eaux douces continentales qui côtoient les glaces de mer.

Les eaux de surface et la glace de mer connaissent des déplacements locaux mais sont également soumises à un déplacement global qui entraîne leur évacuation vers l'Atlantique. L'eau de surface, froide et moins salée croise alors les eaux plus chaudes (jusqu'à 6°C) et plus salées, provenant de l'Atlantique, qui deviennent plus denses et refroidissent puis glissent sous des couches d'eau plus profonde. Au cours de ce lent processus, plusieurs millions de km³ s'enfoncent dans l'Atlantique, prenant part au formidable brassage océanique par la mise en mouvement d'énormes masses d'eau à l'échelle du globe.

 


Toundra et Taïga

Gelés en permanence en profondeur et couverts de neige plus de 6 mois par an, ces sols (les pergélisols ou permafrosts) sont peu favorables à la vie, sauf pendant les mois d'été où celle-ci se manifeste intensément sur la mince couche superficielle où apparaissent sols nus, mousses, lichens, herbacées et par endroits une flore de type alpestre.

Cette végétation basse, résistante au gel, procure de la nourriture aux grands herbivores comme le renne, aussi appelé caribou en Amérique du Nord et le bœuf musqué dont il existe encore des groupes survivants au Nord du Canada et du Groenland.

Ces milieux extrêmes qui entourent l'Océan Arctique constituent la Toundra, un premier anneau de 8 millions de km², soit 6% des terres émergées, compris entre les latitudes 55° et 80° Nord. Plus au sud est situé un second anneau, la Taïga, où le dégel peut durer plus de 5 mois, ce qui favorise l'apparition des conifères qui forment des forêts très étendues, abritant une faune plus riche que celle de la Toundra.

 

Grands fleuves, deltas et estuaires

Plusieurs dizaines de fleuves du grand nord Canadien se jettent dans l'océan Arctique. Le plus important d'entre eux est le Mackenzie, dont l'immense delta s'étend au fil des ans sur le plateau continental qui s'avance en mer de Beaufort. Ses branches les plus importantes sont sont fréquentées par les phoques et les ours blancs, tandis que narvals et baleines franches évoluent dans les environs du delta.

Les bassins versants des baies d' Hudson, de James et d' Ungava dont souvent considérés comme des entités à part entière, mais elles font cependant partie de l'Arctique où elles déversent les considérables quantités d'eau douce provenant des rivières qui se déversent dans ces baies.

En Alaska, plusieurs autres fleuves se déversent en mer des Tchouktches ou en mer de Bering. Le plus imposant est le Yukon, qui reçoit de très nombreux tributaires, avant d'atteindre la mer de Bering par un vaste delta où est situé le petit port d'Alakanuck.

Les eaux d'une partie de la Russie d'Europe et du continent Asiatique sont collectées par de nombreux fleuves qui les entraînent dans l'Arctique. Parmi eux, l' Ob , l' Ienisseï et la Lena sont les plus importants. Ils proviennent des montagnes d'Asie, ce qui les soumet à un régime nival et les rigueurs climatiques leur vaut d'être gelés pendant six mois de l'année et parfois davantage. De ce fait, leurs crues peuvent se répandre sur d'immenses superficies de toundra et de Taïga.

L'Ob est le plus important des fleuves de Sibérie et l'Irtych est son affluent le plus long. Son bassin versant, considérable, couvre près de 3 millions de km². Né dans la Chaîne de l'Altaï, il reçoit de nombreux tributaires avant d'atteindre le lac de Novossibirsk et la ville du même nom, puis la plaine où il est rejoint par d'autres tributaires importants. A sa jonction avec l'Irtych, l'Ob gagne encore en importance et forme un système de tresses et de sinuosités sur plusieurs centaines de kms, avant d'être rejoint par d'autres cours d'eau dans l'estuaire qui s'ouvre sur la mer de Kara.

L'Ienisseî (Yenisey) est un autre fleuve géant qui achève sa course en mer de Kara. Il draîne, avec ses affluents un bassin versant presque aussi vaste que celui de l'Ob. Il est considéré comme étant le premier fleuve de Russie, du fait de sa longueur et de son débit. Il naît en Mongolie, et parvient au lac de Krasnoîarch puis capte plusieurs cours d'eau, dont l'Angara, rivière-émissaire du lac Baïkal, au puissant débit, qui alimente d'importantes installations hydroélectriques, avant sa jonction avec l'Ienisseî, en aval de Stelka.

A près de 700 km de son embouchure, l'Ienisseï traverse le port fluvial d'Igarka, dont le trafic maritime est interrompu une grande partie de l'année, du fait des glaces. Il passe à Doudinka, avant d'atteindre son estuaire, long d'environ 300 km et large de 30, à l'extrêmité duquel se trouve le port de Dickson.

Encore plus orientale, la Kolyma , connue pour l'« indicible goulag » établi sur ses rives, draine un bassin de 300 000 km², captant de nombreux affluents avant d'atteindre la mer, en Sibérie, au niveau du port d' Ambartchick.

 

Liens :

Tout savoir ou presque sur l'Arctique

Caractéristiques de l'Océan Arctique, de ses estuaires et de  ses deltas (EMAN-North)

Cartes de la végétation circumpolaire de l'Arctique

Conservation faune et flore Arctique

Cartes de l'Alaska USGS

La Toundra (Université Jean Monnet St. Etienne France)

 

Remerciements à celles et ceux qui ont apporté leur concours à la réalisation de cette page.
Mise à jour 15 septembre, 2006
              

Carte des zones humides du Canada

Les estuaires du Canada                                    

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Arctique et enjeux environnementaux

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  dernière mise à jour 15 septembre, 2006