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La richesse écologique, paysagère et culturelle de la baie de Somme, sa proximité et sa facilité d'accès depuis la région parisienne et les villes du Nord, ont rendu ce site attractif pour un public amateur d'espaces et de loisirs proches de la nature. Belle revanche pour un site situé sur une côte longtemps délaissée par les grands courants touristiques plus orientés vers les plages de sable fin à fort ensoleillement que vers la découverte et la préservation du milieu naturel ! Epargnée par l'urbanisation intensive, la baie de Somme voit ses handicaps d'hier se transformer en atouts aujourd'hui, qui lui valent de prestigieuses marques internationales de reconnaissance. Elle figure sur la liste des plus belles baies du monde, sur celle des sites Ramsar d'Intérêt International, une zone d'intérêt communautaire pour les oiseaux (ZICO). Elle comprend le site classé du Marquenterres et compte parmi les sites Natura 2000 |
SOMMAIRE |
| - une côte sans cesse remaniée | ||
| - carte paysages et milieux | ||
| - tourisme, économie | ||
| - enjeux , évolution | ||
| - liens | ||
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Une côte sans cesse remaniée Le littoral Picard s'étire entre Ault au Sud et le Touquet au Nord. Il y a plus de 3000 ans, il formait un vaste golf englobant les baies de Somme, d' Authies et de Canches, bordant les sites ou sont situés Montreuil, Abbeville, Amiens. C'est qu'ici le niveau de la mer, plus bas à la fin de la dernière glaciation, a amorcé une remontée favorisée par des conditions climatiques plus clémentes pour atteindre le niveau actuel, lequel pourrait encore s'élever du fait du nouveau réchauffement climatique annoncé.
Durant cette période, la côte a connu d'importantes modifications, conduisant entre autres à la séparation des trois baies et les matériaux arrachés aux falaises par la mer, la houle et les courants ont entrepris une œuvre de comblement en édifiant les dunes, en créant des terres marécageuses et en resserrant les estuaires, comme le montre une vue animée produite par l'Université de Picardie …Voir l'animation . Un stock de sable fin formant un delta sous-marin externe s'est établi à l'entrée de la baie de Somme.
Au sud, par l'action obstinée d'un courant marin s'écoulant vers le Nord combiné à l'érosion des falaises normandes a favorisé la formation d'une flèche de galets à l'abri de laquelle des marais se sont constitués. Ce courant agit sur la forme de l'estuaire en attaquant la rive exposée au midi (le musoir) et en édifiant sur l'autre une flèche –le poulier-. Ces évolutions ont entraîné d'importantes modifications du trait de côte. Puis, à l'œuvre de la nature s'est ajoutée celle des hommes, avec la poldérisation, entreprise au cours du XVIIè siècle par la création de digues et réseaux de drainage, permettant à terme une valorisation des terres soustraites à la mer, destinées à l'agriculture. Ces travaux, qui ont pris fin au cours des années 1960-70, ont certes abouti à la conquête de nouvelle terres mais on les accuse aussi de perturber la dynamique des eaux et des sédiments.